Vous aimez prendre des responsabilités au travail, mais n’en pouvez plus du stress que cela engendre ?

Beaucoup de personnes introverties adorent prendre des responsabilités dans leur entreprise.

Prendre des responsabilités, c’est le bonheur d’avoir de la reconnaissance : on me fait confiance, je fais du bon boulot ! C’est bon pour notre égo.

C’est la soif d’aller plus haut, vers des tâches plus intéressantes, vers du nouveau, vers plus d’argent aussi…

C’est l’envie de quitter la routine de notre job actuel aussi, et passer à autre chose.

Crédit photo : tylerhoff, Flickr

Mais cette prise de responsabilité peut être accompagnée d’un grand stress.

Car si l’entreprise nous a fait confiance en nous donnant ce nouveau poste, il n’en reste pas moins que tout est encore à prouver. On avait prouvé ses compétences dans l’ancien poste, mais tout reste à prouver dans ce nouveau poste.

Or, il s’avère rapidement que les choses sont plus compliquées qu’elles n’y paraissent.

Au début, on a eu l’euphorie de recevoir ce poste. Sûr de nos capacités, on sautait au plafond et on sentait que nous allions enfin pouvoir montrer nos compétences à leur juste niveau.

 

Puis, rapidement, on a commencé à voir que cela n’allait pas être si simple.

Parce que nous devons prouver à notre chef qu’il a fait un bon choix. On sent une grande pression.

Et là, les premières réunions arrivent. On attend de nous que nous participions activement, à la hauteur de la nouvelle fonction qu’on nous a donnée. Comment un manager pourrait-il rester muet pendant toute une réunion ? Comment un manager pourrait-il avoir du mal à trouver ses mots dans un débat avec des collègues ?

 

Quand on prend des responsabilités, on sent une forte attente de la part des autres.

Une telle prise de responsabilité implique de montrer un certain charisme, de savoir donner son avis rapidement… mais aussi de savoir échanger de manière informelle avec tous les collègues à la cantine ou autour de la machine à café.

On aimerait être à la hauteur des responsabilités que l’on nous a données. Et c’est dur. Et très stressant.

 

Depuis que l’on a reçu ces nouvelles responsabilités, on ressent un grand stress.

C’est bien-sûr le stress de faire face à un nouveau rythme, de nouvelles tâches, il nous faut apprendre plein de choses et on a l’impression de courir sans cesse pour arriver à la hauteur du poste qu’on nous a donné.

Mais c’est surtout un stress diffus…

… celui d’avoir l’impression que nos collègues pensent (et se disent entre eux) que l’on n’est pas à la hauteur, qu’on est trop discret pour ce type de responsabilités

… celui de décevoir son chef, parce qu’on montre tout d’un coup une personnalité un peu fade, en retrait, qui a peur de ne pas être à la hauteur

… celui de se décevoir soi-même, parce qu’on pensait être à la hauteur, et que cette timidité (qui nous avait bouffé dans notre enfance et que l’on croyait presque disparue) refait apparition de manière totalement inattendue, et très déroutante.

 

Le soir, dans notre lit, on repense à ces discussions qu’on a eues avec certains collègues, et à tous les mots que l’on n’a pas su trouver.

Dans les transports le matin, on pense avec appréhension aux réunions qui nous attendent, et au temps qui s’écoulera inexorablement sans que nous n’arrivions à dire quelque chose.

 

En fin de journée, on est totalement épuisé et on n’a aucune énergie à donner à ses proches. Toute la journée on a parlé (ou essayé), on a participé à des réunions, des collègues sont venus solliciter notre avis…

 

Une des conséquences de la prise de responsabilité, que l’on mesure souvent mal avant d’être plongé dedans, c’est la quantité de nouvelles sollicitations sociales que cela engendre.

 

Et ça, quand on est introverti, c’est loin d’être un petit détail.

 

Souvent, la prise de responsabilité implique :

  • plus de réunions
  • d’être plus souvent sollicité pour avoir notre avis (même si ce sont des discussions à deux, elles restent fatigantes en s’accumulant à longueur de journées)
  • de devoir aller plus souvent à la rencontre de personnes responsables d’autres département par exemple, pour avancer dans des dossiers
  • d’être plus en contact avec les partenaires commerciaux
  • etc.

Quelle que soit la fonction, le département, la prise de responsabilité engendre bien souvent une augmentation des contacts sociaux.

On peut rapidement se retrouver dans un engrenage infernal :

On est confronté à plus de rencontres,
… du coup on a de moins en mois d’énergie pour ces rencontres
… ce manque d’énergie fait que l’on est moins sûr de nous dans ces rencontres, que l’on commence à douter, et à être moins à l’aise à l’oral
… ce manque de facilités à l’oral nous angoisse car ce n’est pas digne de la confiance que l’entreprise nous a accordée, et du charisme qu’on devrait montrer à ce poste
… cette angoisse nous suit partout : alors que l’on avait trouvé un certain équilibre dans le poste que nous avions avant, on a l’impression de perdre le contrôle dans ce nouveau poste, de ne pas être à la hauteur
… cette angoisse nous incite à en faire encore plus pour être à la hauteur : travailler plus, continuer à nous forcer à aller le plus possible à la rencontre des autres pour montrer notre capacité à être sociable,
… on est de plus en plus épuisé et stressé, et avons de moins en moins d’énergie pour être à la hauteur pendant les réunions ou autres contacts avec les autres pendant notre journée de travail.
… la timidité nous gagne de plus en plus, on perd confiance en soi.

Le burnout se rapproche, on le sent venir. Inexorablement. Et on n’a aucune idée comment inverser la tendance.

(Ok, j’avoue, c’est du vécu 🙂 )

 

On commence à se poser des questions :

  • je ne suis peut-être pas fait pour ce type de poste…
  • peut-être devrais-je changer d’entreprise… mais comment savoir si je ne retrouverai pas les mêmes problèmes là-bas ?
  • peut-être devrais-je complètement quitter le salariat, et créer mon activité… mais que faire ? Et n’est-ce pas une fuite lâche ? N’est-ce pas avouer que j’ai échoué dans mon poste actuel ? Ce serait terrible…

(Remarque : si vous vous posez des questions sur votre orientation professionnelle : quelques pistes dans cet article, dédié aux introvertis qui se recherchent…).

Comment inverser la tendance ? Car c’est bien de ça qu’il s’agit : inverser la tendance.

Reprendre pied.

Retrouver l’énergie de maîtriser son quotidien, d’avoir confiance en soi.

Prendre la décision de quitter son job alors que l’on est déstabilisé n’est pas une bonne chose : car on reste sur un échec, qui peut être fatal pour notre capacité à rebondir, pour notre confiance en nous.

 

Alors que faire ? Voici quelques suggestions, pour inverser la tendance.

Déjà, la prise de conscience de tout cela est très importante : prendre conscience de ce qui se passe. Généralement, une partie du stress s’en va à ce moment là.

Puis, se rendre compte que l’on n’est pas “dépendant” de notre entreprise, de notre chef, de nos collègues. Notre vie n’en dépend pas, et si on le souhaite, on peut changer (avec plus ou moins de difficultés suivant le contexte, mais c’est toujours possible). Cela peut paraître un peu bête, mais prendre conscience de ça peut permettre d’enlever une bonne partie du stress aussi.

Reprendre le dessus sur notre emploi du temps, pour ne plus être épuisé du nombre de contacts sociaux. Vous le savez, si vous êtes introverti, les contacts sociaux sont très fatigants pour vous. Avoir des moments seul(e) devrait être une priorité. (quelques conseils pour gérer votre énergie sociale dans cet article)

Prendre conscience des qualités que vous possédez, et pour lesquelles l’entreprise vous a accordé sa confiance. Par exemple : le sérieux de votre travail, votre persévérance, votre esprit d’analyse, votre empathie, votre écoute, votre capacité à comprendre les problèmes dans toute leur complexité, etc… (pour réfléchir à ce sujet, vous pouvez lire les 6 talents qui feront briller les introvertis en entreprise)

Prendre conscience, aussi, que l’entreprise sait que vous êtes une personne plutôt discrète. Et malgré cela elle vous a donné des responsabilités. Cela signifie que cette discrétion ne vous discrédite pas à leurs yeux. Elle était peut-être un des points négatifs entrés dans la balance lorsqu’ils ont réfléchi à vous donner cette responsabilité, mais il y a d’autres qualités qui ont été plus importantes à leurs yeux pour vous donner ces responsabilités.

 

Et vous, cette situation vous parle-t-elle ? Avez vous vécu (ou vivez-vous) une situation similaire ? Vous posez-vous des questions sur votre emploi : si vous ne devriez pas changer de voie pour être plus heureux et donner tout votre potentiel ?

 

Si vous souhaitez avoir de l’aide pour prendre confiance en vous dans les responsabilités que vous avez actuellement, comprendre en quoi votre tempérament introverti peut être une force dans votre emploi, et y voir plus clair pour savoir si vous êtes vraiment fait pour votre emploi ou si vous devriez chercher une orientation différente : je peux peut-être vous aider.

Je vous propose d’en parler lors d’un entretien de 30 minutes gratuit, au cours duquel je vous aiderai à y voir plus clair sur votre situation et vous aiderai à identifier les petits changements qui peuvent vous aider rapidement.

Pour demander votre séance gratuite, il suffit de vous inscrire ci-dessous. Vous recevrez alors un email avec quelques questions, auquel je vous proposerai de répondre pour que j’en sache un peu plus sur vous, avant notre discussion.