Concrètement trouver son équilibre énergétique quand on est introverti

trouver son equilibreL’énergie est une ressource précieuse pour tous, mais particulièrement pour les introvertis. Mais trouver son équilibre n’est pas toujours facile. Dans l’article précédant, nous avons vu en détails pourquoi : il existe un seuil optimal de stimulation, au-dessus duquel on se sent comme une pile électrique pendant un moment, mais notre énergie s’amenuise rapidement ; pour une personne introvertie, ce seuil est relativement bas, ce qui la place beaucoup plus souvent en étant de sur-stimulation qu’une personne extravertie. Gérer son énergie est donc un aspect important du bien-être des introvertis. Apprendre à reconnaître les situations qui nous placent en sur-stimulation, et les stimulations qui nous ressourcent, permet de naviguer dans notre vie en étant actif sans s’épuiser.

Pour voir en détail toutes ces notions, rendez-vous vers cet article expliquant le seuil optimal de stimulation. Suite à cet article, je vous propose aujourd’hui de réfléchir aux situations de la vie qui vous placent plutôt en sur-stimulation, ou sous-stimulation. Et, surtout, identifier les situations dans lesquelles vous vous sentez le mieux. Ce sont ces situations où l’on a l’impression que l’on pourrait continuer des heures sans se fatiguer.

Je pense que c’est très individuel. Chacun le vit différemment. Chacun trouvera des situations différentes. Je ne peux donc vous dresser une liste des activités à faire pour vous ressourcer. Mais ce que je peux faire, c’est vous parler de mon vécu, de mon expérience. J’espère que cela pourra vous guider dans votre réflexion. Je vais donc vous parler un peu de moi…

Voici la liste des situations qui me fatiguent et qui me ressourcent.

Ce qui me fatigue :

  • être au sein d’un groupe avec de nombreuses discussions entrecroisées. Je perds rapidement le fil, et suis très rapidement épuisé.
  • le brouhaha continue (salle de restaurant bruyante, soirée avec de nombreuses personnes, cantines, etc.)
  • élever la voix pour me faire entendre
  • discussion sur des sujets sans intérêt pour moi, comme parler de la pluie ou du beau temps. Même si la discussion se déroule dans un petit groupe.
  • cris d’enfants continus
  • avoir trop de pensées à la fois, sans avoir le temps ou le calme nécessaire pour aboutir ces idées et les mettre en ordre
  • avoir trop de choses à faire, non achevées. La pensée de devoir les faire m’épuise. Les listes sur le papier m’aident cependant à alléger mon cerveau
  • être pendant trop longtemps (plusieurs jours) hors de chez moi (j’ai besoin de mes repères, de ma chambre, mon canapé, ma cuisine…)

Ce qui me ressource :

  • de manière originale, le sommeil ;-). Si si !
  • être avec un ou deux bons amis et avoir des discussions sur des sujets existentialistes
  • la solitude, toujours la solitude : un week-end seul chez moi, par exemple, sans voir personne (ni femme ni enfants non plus !) a un effet extraordinairement réparateur. Bien-sûr, à une époque où je vivais seul, c’était l’inverse – trop de solitude m’amollissait. Il y a, comme toujours, un juste milieu à trouver.
  • la nature. Une simple ballade dans un parc, avec le brouhaha éloigné de la ville, me ressource. Depuis tout petit, j’adore la montagne. Je pense que l’une des raison est qu’à la montagne, tous mes sens sont au repos – vues dégagées et lignes d’horizon simples, très peu de bruits, air frais et sain, espace autour de soi, etc… Cette fameuse bulle de protection dont les introvertis ont besoin : à la montagne c’est une bulle immense !!
  • le sport, lorsque c’est un sport solitaire 🙂 (mes sports préférés : escalade, roller, randonnée en montagne, ski… que des sports solitaires !) – ce n’est pas un scoop, le sport donne de l’énergie au corps, ça marche sur moi aussi. 😉
    Mais j’ai tendance à être paresseux, et lorsque personne ne me pousse à aller faire du sport, je laisse parfois passer plusieurs semaines sans sport, et rapidement je vois mon niveau d’énergie baisser… on oublie les bienfaits du sport.
    Il y a une composante importante, pour moi, dans l’effort du sport : c’est que j’arrête de réfléchir ! Le cerveau se repose. C’est peut-être pour cela que le sport repose ?

Ce qui me place en-dessous de mon seuil optimal de stimulation, et finalement m’épuise par “sous-stimulation”

  • rester trop longtemps chez moi
  • rester trop longtemps sans voir d’autres personnes, des amis
  • rester trop longtemps sans faire de sport
  • passer trop de temps à lire (ici, je veux dire après quatre ou cinq heures de lecture, je commence à sentir qu’il faut bouger ;-))
  • etc. etc.

Je vis de plus en plus ma vie comme une sorte d’équilibre permanent. Trop de stimuli, on fatigue. Puis on se repose, jusqu’à s’amollir, et ressentir un grand besoin de sortir de nouveau dans le vaste monde. Le tout est de s’en rendre compte, et de réagir lorsque l’on penche trop dans un sens ou dans l’autre.

Crédits photo : greg westfall – Flickr

Voilà donc pour moi. Et vous, quelles sont les situations qui vous emplissent d’énergie, celles où vous vous sentez le mieux ? Et celles qui vous épuisent ? N’hésitez pas à faire part de votre expérience d’introverti dans les commentaires ci-dessous.