L’art de sortir de sa zone de confort en toute sérénité

A propos de sortir de sa zone de confort.

 

Je parlais avec un ami récemment de ma newsletter…

Il la suit, et il aime bien la commenter avec moi quand on se voit.

(d’ailleurs cet ami est plutôt extraverti, on s’entend bien quand même… comme quoi ! ;-))

 

Bref.

 

Il me disait que ces derniers temps, finalement,

je tournais pas mal autour de la question : « faut-il sortir de sa zone de confort ».

 

Dans certains textes, je dis plutôt qu’il faut rester le plus souvent possible dans sa zone de confort, ne pas sortir de sa zone de confort.

(pour ne pas s’épuiser, pour prendre soin de soi, parce que c’est important de ne pas trop s’exposer quand on a une confiance en soi un peu fragile)

 

Et puis dans d’autres je dis : ok, mais y a un moment, si tu veux vivre, rencontrer des gens, avoir une vie sociale, faire avancer tes projets…

… il faut bien sortir de sa zone de confort, au moins un peu.

 

 

En fait, pour faire la synthèse de tout ça, je dirais que la zone de confort c’est un peu comme votre lit.

 

Il faut savoir s’y retrouver tous les jours (même plusieurs fois par jour quand on peut…), car c’est indispensable pour se ressourcer.

Si on ne dort pas assez, ça se ressent rapidement sur notre bonne humeur. Notre énergie. Et notre capacité même à fonctionner.

 

C’est pareil pour la zone de confort.

Cette fameuse bulle de solitude dont nous avons besoin pour nous ressourcer.

 

Et souvent, pour des personnes comme vous et moi, c’est un peu sournois.

 

Parce que passer sa journée dans un open-space, à s’en vouloir de ne pas assez participer dans les discussions : C’EST sortir de sa zone de confort.

 

Ca peut paraître bizarre dit comme ça : parce que dans les faits, vous ne parlez pas, vous n’êtes pas vraiment avec les autres, vous restez dans votre monde à vous.

 

Mais vous ressassez.

Vous vous dites que vous devriez plus participer.

 

Dans votre esprit, vous n’êtes pas dans votre zone de confort.

 

Etre dans votre zone de confort, c’est prendre le temps d’être seul, par exemple faire un tour seul(e) dehors, et être heureux(se) de le faire.

Sans complexe.

 

 

Et puis, de temps en temps, on sort de sa zone de confort.

 

Mais ici encore il y a un gros malentendu souvent sur ce que veut dire « sortir de sa zone de confort ».

 

En fait, chacun a sa définition.

 

Chacun a ses objectifs.

 

Et on peut sortir de sa zone de confort en faisant des choses qu’on aime et qui nous sont naturelles,

 

ou sortir de sa zone de confort en faisant des choses qu’on déteste et qui sont totalement contre-nature pour nous.

 

Dans quel cas pensez-vous avoir le plus de chances de réussir ?

 

 

Prenons quelques exemples :

 

Pour moi, sortir de ma zone de confort, c’est envoyer des newsletters écrites à des milliers de gens, en parlant de choses assez personnelles.

 

C’est clair que c’est une sortie de zone de confort : c’est toujours un moment d’adrénaline quand j’envoie sur le bouton « envoyer ». Si si je vous assure.

 

Mais je reste totalement dans ma personnalité et mes passions : j’adore écrire, réfléchir, inventer des histoires, et aider les autres à se sentir mieux.

 

Du coup, ça me motive à sortir de ma zone de confort. A continuer.

 

 

Pour vous, par exemple : plutôt que d’essayer de vous imposer en réunions en parlant, vous pouvez envoyer une note avant et après la réunion à votre chef, avec des idées en lien avec la réunion.

Ou être celui ou celle qui note tout ce qui se dit dans la réunion et envoie une note après.

 

 

Ou, dans un événement de networking :

vous pouvez sortir de votre zone de confort et en allant à la rencontre des 3 personnes que vous avez identifiées à l’avance comme des personnes importantes à rencontrer, et en rester là.

Cela sort de votre zone de confort : ce n’est pas facile à faire, aller parler à des inconnus.

Mais cela reste relativement dans votre nature : parler avec peu de gens, mais de manière approfondie.

 

Ou on peut sortir de sa zone de confort totalement contre notre nature :

en allant parler au plus de personnes possibles, en sachant pertinemment que les 3/4 de ces nouveaux contacts ne vous serviront à rien et que vous oublierez rapidement leurs cartes de visites dans un coin à poussière.

 

Un indicateur important pour savoir si cette sortie de zone de confort vaut le coup : est-ce qu’elle a du sens pour vous ?

 

Même si c’est difficile, sentez-vous que c’est quelque chose que vous avez envie de faire ? Qui va vraiment vous apporter du plus dans votre vie ?

 

 

 

Sortir de sa zone de confort : oui !

 

Mais seulement quand on est en forme,

et seulement en respectant pleinement sa manière d’être et ses envies.

 

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