Pourquoi vous n’avez pas besoin de parler pour être à l’aise et apprécié dans les discussions

Quand j’étais petit, j’adorais les acteurs qui répondaient une vanne super drôle et super intelligente super vite. Je trouvais que c’était le summum de la “classe” et de l’intelligence.

Plus tard, ado, j’ai adulé certains de mes camarades pour leur répartie légendaire. Je voulais être comme eux. Mais le contraste avec la réalité faisait très, très mal.

Vous avez connu ça ?

Et est-ce que, comme moi, on vous a déjà dit : “tais-toi, on n’entend que toi !”, et cette phrase vous donne l’envie de vous cacher et de ne plus exister ? Parce que votre incapacité à être volubile à l’oral vous donne l’impression que vous ne valez rien aux yeux des autres ?

Ce qu’il faudrait, c’est avoir toujours le sujet intéressant à dire au bon moment. Etre totalement à l’aise avec les autres, quoi qu’ils disent, et ne plus ressentir ce stress de devoir parler, ce stress de n’avoir rien à dire, et de ce que les autres pourront bien penser de votre silence… n’est-ce pas ?

Crédit photo : Big_Lynx, Flickr

Avoir une répartie à toute épreuve.

Avez-vous déjà vécu cette conversation :

  • L’autre : “comment ça va toi ? Qu’est-ce que tu racontes ?”
  • Vous : silence pendant quelques fractions de secondes, vous réfléchissez à comment vous allez vraiment, et ce que vous allez pouvoir répondre
  • L’autre n’attend pas votre réponse et commence à raconter sa journée
  • Vous l’écoutez d’une oreille distraite… réfléchissant encore à la première question
  • Il continue son monologue
  • Vous tentez d’écouter ce qu’il vous dit, la conversation se termine.

Que s’est-il passé ?

  • Nous avons besoin de réfléchir à ce que nous allons dire, avant de le dire
  • L’extraverti prend notre silence comme une invitation à continuer, il pense qu’on l’écoute
  • Tant que nous ne parlons pas, il parle, il a besoin de combler le silence
  • Si nous n’avons pas du tout parlé au bout d’un moment, l’interprétation peut être que nous n’avons rien à dire, il s’en va, ou alors, il continue dans son monologue.
  • Nous sommes épuisé par la conversation et l’attention que cela nous a demandé, même si nous n’avons rien dit
  • Nous commençons à ruminer de n’avoir pas su trouver les bons mots au bon moment, que l’autre pensera que l’on n’a rien à dire, et d’être inintéressant…

Et si l’autre vous avait attendu ? Si l’autre, au lieu de parler sans cesse, s’était sincèrement intéressé à vous, vous avait posé des questions qui vous avaient aidé à commencer à trouver votre réponse ? Cela ne vous aurait-il pas aidé ?

Et si, ensuite, au lieu de rechercher à tout prix à dire quelque chose à lui répondre, quelque chose d’intéressant et de valable, vous aviez laissé tomber tout ça, en vous disant que tant pis vous ne répondriez pas mais que vous alliez vous intéresser à ce que l’autre a à vous dire…

Si, au lieu de ruminer vos sombres pensées, vous vous étiez mis à écouter avec beaucoup d’attention et d’intérêt ce que l’autre vous racontait, en le regardant dans les yeux, pleinement attentif à ce qu’il vous dit ? En lui posant une question à un moment pour le relancer, en lui disant : “ah, c’est super ce que tu as fait hier ! Et ça t’a plu ? Tu me recommanderais aussi de le faire ?”

C’est tout. Vous n’avez pas à parler plus que ça. L’autre vous aime déjà : il voit que vous vous intéressez à lui, une seule question de votre part lui a confirmé que vous participiez pleinement à la discussion, et cette personne n’aura même pas l’idée de se dire que vous être trop discret.

Au pire, il ne se dira rien du tout. Au mieux, il s’en voudra lui-même à posteriori d’avoir trop parlé et de ne vous avoir pas donné votre place dans la discussion.

C’est tout l’art de montrer votre présence dans la discussion, sans presque parler. Simplement par votre attitude, votre présence, vos yeux. Vous n’avez PAS à parler pour donner l’impression d’être présent. Et le simple fait de s’habituer à cette idée devrait vous enlever une partie du poids qui pèse sur vos épaules, petit à petit.

C’est le premier outil présenté dans l’article précédent pour apprendre à être à l’aise dans les conversations sans stress et y être apprécié. Cliquez ici pour voir l’article précédent si vous ne l’avez pas encore lu.

 

Comme promis dans l’article précédent, je vais vous parler aujourd’hui de 2 autres outils, capitaux à mes yeux pour reprendre confiance en vous dans vos discussions et vos relations en général avec les autres.

 

Voyons donc maintenant ces 2 autres outils qui m’ont beaucoup aidé par le passé à me sentir mieux dans les groupes et les conversations.

2 outils qui ont aidé nombre de personnes que j’accompagne.

Le premier, c’est la RAISON de votre présence.

Si je vous demande pourquoi vous êtes dans cette réunion de travail, vous me répondrez sans doute : pour montrer ma présence et donner mon avis à mes collègues. Ok, c’est une raison valable. Le problème de cette raison, c’est qu’elle vous oblige à faire quelque chose pour les autres. Et elle vous oblige à avoir à parler à un moment ou à un autre, « pour dire quelque chose ».

Maintenant, si je vous dis que la raison de votre présence est d’apprendre des choses intéressantes pour VOUS. Des choses qui vous pouvoir vous aider dans votre travail, dans le projet que VOUS avez à rendre d’ici la fin de la semaine. Si vous êtes dans cet état d’esprit, les autres n’existent plus que comme des “sources d’information” pour vous. Ce ne sont plus des personnes à qui vous devez montrer à tout prix que vous existez. Ce sont des personnes que vous allez écouter et à qui vous allez éventuellement poser des questions pour en apprendre plus sur ce qui VOUS intéresse.

Prenons maintenant un autre exemple : la soirée avec 20 personnes dans un appartement. Vous y avez un bon ami, et connaissez quelques autres personnes. Vous avez hésité à venir mais vous vous êtes finalement motivé, vous disant que vous ne pouviez pas refuser : ce serait mal pris, ou ils penseraient du mal de vous, ou ils arrêteraient de vous contacter pensant que vous jouez à l’ermite.

Dans cette situation, la raison de votre présence est de vous montrer. De montrer aux autres que vous êtes venu, que vous existez. Il vous faut parler aux autres, au plus grand nombre de personnes, pour que vous ayez l’impression d’avoir rempli votre mission.

Et si la RAISON était en VOUS.

La raison, ce n’est pas pour faire plaisir aux autres, mais c’est parce que VOUS avez envie de passer un moment avec les 3 personnes que vous appréciez dans cette soirée. Dans ce cas-là : aucun complexe à ne passer la soirée qu’avec ces 3 personnes !

Ou alors, la raison c’est que VOUS avez envie de passer un court moment de “folie” avec plein de monde, de vous plonger un peu dans le monde, mais vous savez qu’après une heure ou deux vous aurez besoin de partir. Alors, vous partirez parce que votre mission est remplie.

Mon expérience est que dans la plupart des situations, même les situations imposées telles que les réunions professionnelles, on peut toujours trouver une raison tout à fait personnelle d’y être.

Et le fait de trouver cette raison personnelle devrait vous aider à ne plus être focalisé sur ce que les autres pensent, qui est, finalement, pas si important que ça.

Cela vous paraît peut-être un peu égoïste ? Peut-être. Mais vous verrez qu’un tel état d’esprit vous permettra petit à petit de reprendre confiance en vous, et ainsi d’être beaucoup plus ouvert aux autres, de vous intéresser sincèrement aux autres, sans stress.

 

Maintenant le 3e outil pour être à l’aise dans les discussions quand on est une personne discrète.

J’ai beaucoup hésité pour ce 3e outil : il y a tant de choses que j’aimerais partager avec vous.

J’aurais pu vous expliquer comment entrer facilement dans une conversation grâce à de petites phrases “passe-partout”,

J’aurais pu vous expliquer comment vous pouvez facilement rebondir sur ce qui est dit, avec des petites techniques toutes simples, pour montrer que vous participez à la conversation,

Et tant d’autres choses.

 

J’ai finalement décidé de vous parler ici de l’élément qui me semble le plus important : comment éliminer le stress.

Le stress d’avoir à parler, d’avoir à dire quelque chose d’intéressant.

Le stress de ne pas parler, et que les autres pensent que nous n’avons rien à dire.

Le stress de n’avoir pas parlé, et de se rendre compte après la situation de tout ce qu’on aurait pu dire.

C’est ce stress qui nous bloque.

C’est ce stress qui fait que nous n’arrivons pas à réfléchir normalement dans certaines situations et que les mots ne viennent pas.

Comment expliquer que lorsque l’on est avec un bon ami, nous soyons capables de débiter cent-cinquante mots à la minute, alors que lorsque nous sommes dans un groupe de grands extravertis, nous ayons même du mal à nous souvenir du prénom de notre mère.

C’est le stress.

Et ce stress, on va apprendre à ne plus l’avoir.

 

Ce serait beaucoup plus facile d’intervenir si vous n’aviez pas cette boule au ventre qui vous empêche de réfléchir normalement, n’est-ce pas ?

On se met une pression énorme de devoir dire quelque chose. On se met un stress énorme de devoir intervenir. Le fait de dire quelque chose devient plus important que tout le reste. Et pourtant, croyez-moi, vous n’avez pas à parler pour être apprécié. Vous n’avez pas à dire quelque chose d’intéressant pour être apprécié.

Si vous abordiez une conversation sans réfléchir à ce que les autres pourraient penser de vous, sans réfléchir à ce que vous alliez pouvoir dire, simplement en écoutant avec intérêt ce qui se dit… cela ne vous aiderait-il pas ?

Je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire. Voilà des années que vous vivez avec ce stress, souvent depuis votre tendre enfance, et même si ce que vous lisez ici vous parle et crée une petite étincelle en vous, vous savez que les choses ne vont pas changer du jour au lendemain, et que dans la réalité ce stress est profondément ancré en vous.

C’est pourquoi je vous propose de vous aider à résoudre ce stress :

  • en vous aidant à le comprendre, à comprendre d’où il vient,
  • en vous donnant des techniques pour l’amenuiser, et apprendre à vivre avec lui, sans qu’il vous bloque dans vos échanges avec les autres
  • en vous donnant des outils pour être actif dans les conversations à votre manière, sans forcément beaucoup parler, mais les autres seront ravis de votre présence, et ne songeront plus à vous qualifier de discret, froid, hautain, dans la lune, trop en retrait, ou que sais-je…
  • en vous apprenant à avoir une conversation “légère”, pour les moments où vous devez en passer par là : vous verrez, c’est comme un sport, ça s’apprend.
  • en recherchant en vous ce qu’est votre authenticité, pour apprendre à rester vous-même dans toutes situations. Vous savez être vous-même dans certaines situations, quand vous êtes seul(e) ou avec un bon ami, pourquoi perdez-vous cette maîtrise de vous-même dès que vous êtes entouré(e) de personnes qui vous impressionnent ? Je vous aiderai à rester vous-même dans ces situations, sûr(e) de vous.

 

Tout cela, c’est dans la formation « Comment enfin ne plus perdre vos moyens et être à l’aise quand vous vous retrouvez dans des discussions où les autres interlocuteurs vous impressionnent ?« .

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