La résilience en psychologie : une idée qui peut vous libérer

Connaissez-vous la notion de résilience en psychologie ?

Un truc dont je me rends compte de plus en plus, c’est l’impasse qu’est la recherche d’un bonheur permanent, d’une sérénité permanente, d’un bien-être permanent…

Je lisais un article récemment, une interview de Fabrice Midal, dans laquelle il explique que finalement, chercher à être heureux est une belle bêtise. Qui a plus tendance à vous enfoncer dans vos problèmes, dans la recherche des problèmes. Comme s’il n’existait que deux stades dans la vie : heureux et malheureux. Et quand vous n’êtes pas heureux, vous êtes malheureux.

Il dit notamment : « le bonheur est le fait de se confronter au réel ». Cette quête de toujours vouloir profiter du moment présent, être zen, est contre-productive pour être réellement heureux.

C’est regarder la réalité en face, s’y confronter, et avancer avec les possibilités qu’on a.

L’idée de la résilience en psychologie ?

Nous sommes tous confrontés à de nombreuses épreuves au quotidien. Nous trainons des traumatismes, plus ou moins importants.

Pour les personnes introverties, c’est souvent des traumatismes en lien avec leur discrétion. Une accumulation de reproches sur leur manière d’être : trop dans la Lune, trop solitaire, trop silencieux, trop long à la détente… toute une accumulation de reproches qui vous ont fait perdre confiance en vous, qui vous ont fait douter.

Et qui font qu’aujourd’hui, la moindre petite remarque sur votre manière d’être peut vous plomber des jours entiers, et qui fait que vous ressentez aujourd’hui une gêne fréquente dans vos relations, dans vos prises de parole, etc.

Souvent, quand je parle avec les personnes que j’accompagne, je sens une envie de ne plus avoir ces problèmes. De ne plus les vivre, du tout. Or, cette envie est souvent contre-productive.

C’est peut-être contre-intuitif, mais c’est presque antinomique avec l’envie d’être heureux. 

Comme l’explique bien Etienne Schappler dans cet article : https://www.etienneschappler.com/single-post/faire-preuve-de-resilience, faire preuve de résilience c’est avant tout prendre acte de ses problèmes, « reconnaître et accepter ses fragilités », pour mieux rebondir.

La résilience, c’est la capacité à résister aux chocs, et à continuer à exister malgré ces chocs.

Si vous êtes face à une inondation, et que vous restez dans votre maison en vous disant que vous aimeriez tellement ne pas avoir l’eau du fleuve dans votre maison… vous risquez de vous noyer.

Par contre, si vous prenez acte du fait que votre maison est sous l’eau, que vous avez perdu beaucoup d’argent et que le retour en arrière n’est pas possible, et si vous en tirez les conséquences en terme d’organisation… vous vous donnez bien plus de chances de rebondir.

La personne qui est dans cet état d’esprit d’acceptation a beaucoup plus de chances de s’en sortir, mais aussi d’être plus heureuse même avec sa maison pleine d’eau.

La résilience en psychologie, c’est le même principe : tant que vous ne comprenez pas bien ce qui se passe, que vous restez dans le déni, et que vous n’acceptez pas… il est très difficile d’en sortir.

Accepter pour mieux renaître, rebondir, et s’épanouir

C’est un concept pas évident à saisir : car forcément, quand on vit un problème, on ne veut plus avoir ce problème. Et pourtant, tant qu’on se concentre sur l’envie de ne plus avoir ce problème, on s’enferme en quelque sorte dans ce problème.

Alors que si on accepte ce problème, et qu’on essaie déjà de vivre avec, puis de trouver des solutions en prenant en compte ce problème : on a déjà beaucoup plus de chances d’être un peu plus heureux là, tout de suite, et on se donne plus de chances de rebondir petit à petit.

Prenons l’exemple de l’envie de sortir de la timidité.

Vous avez peur, par exemple, d’intervenir à l’oral, dans des groupes, ou face à des personnes qui vous impressionnent.

Vous avez du mal à voir clair en vous dans ces moments, vous vous dites que vous n’avez rien en tête, que vous n’avez jamais aucun avis, que les autres sont plus intelligents ou plus intéressants que vous.

Ce que vous aimeriez : être moins timide, plus intéressant, plus à l’aise.

Dans mes accompagnements, que ce soit en coaching ou dans la formation Introverti Epanoui, je commence toujours par la même chose : faire décrire en détails cette situation, ce que la personne ressent, et son envie d’en sortir.

Et quasiment toujours, la personne souhaiterait ne plus vivre cela. Elle voudrait enfin être à l’aise. Elle voudrait enfin pouvoir répondre aux autres sans hésiter. Enfin pouvoir donner son avis et être pleinement sûr de soi.

Quand je leur dis : « et si vous acceptiez cet état de timidité ? Et si vous essayiez de vivre AVEC ? »

… c’est souvent très déroutant.

Mais rapidement, il y a un grand soulagement.

Parce que d’un coup, une énorme chape de plomb disparaît, chape de plomb qui les empêchait de respirer.
Cette chape de plomb qui vous dit, tous les jours, tout le temps : sois différent.

Eh non ! Vous avez même le droit d’être timide, ce n’est pas grave.

Et ce qui se passe, quand vous passez dans cette étape d’acceptation, quand cette chape de plomb s’enlève, et que vous vous dites que finalement, vous avez aussi le droit d’avoir ces problèmes…

… c’est là que des solutions commencent à apparaître.

C’est le moment où vous ouvrez votre parapluie et vous vous mettez à sourire sous la pluie, au lieu de vous plaindre de cette journée grise et humide… comme l’expliquait le philosophe Fabrice Midal dans cette interview.

Ce concept de résilience en psychologie est très intéressant : pour être heureux, se sentir bien, il faut se confronter à ses problèmes, les affronter, les accepter, pour mieux rebondir. C’est le meilleur moyen d’être plus serein au quotidien, de se sentir mieux dans sa peau, et de construire sur de bonnes bases de manière durable.

Qu’en pensez-vous ?

En tout cas, si ça vous dit d’en parler et que je vous aide à gagner confiance en vous dans vos relations, professionnelles ou personnelles, n’hésitez pas à me contacter pour tenter une séance d’essai de coaching (formulaire dans le menu en haut de cette page).

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Et pour continuer votre lecture… cet article pourra peut-être vous intéresse : comment apprendre à lâcher-prise.