Être introverti : une finalité ?

Être introverti ou extraverti : est-ce si important ?

Peut-être avec-vous découvert que vous êtes introverti (après lecture par exemple de la définition d’introverti sur ce site) et du coup vous vous demandez si vous ne devriez pas sortir beaucoup moins, prendre beaucoup plus de temps seul(e) avec vous-même.

Et là, vous vous demandez si les contacts avec les autres ne vont pas vous manquer finalement. Si à force de vous tourner trop vers vous-même vous n’allez pas vous isoler par exemple.

Ou alors, vous êtes peut-être habitué(e) à jouer un rôle : à être quelqu’un d’assez tourné vers les autres, qui fait des blagues, qui est dynamique, parle pas mal en groupe… et là vous vous demandez quelle est votre vraie personnalité finalement.

Être introverti : ce n’est pas une finalité en soi

Peut-être que vous vous reconnaissez dans beaucoup de caractéristiques de la personnalité introvertie. Mais à côté de ça vous avez développé une personnalité plus extravertie depuis des années.

Et vous n’avez pas forcément envie de la laisser tomber pour tomber dans l’autre caricature de l’ « être introverti »… à savoir quelqu’un de calme, très réfléchi, qui parle peu, rêve beaucoup, voit peu de monde, etc.

Comment s’y retrouver dans tout ça ?

En fait, je pense que le plus important est d’être à l’écoute de soi. De ses propres besoins. Et de ne pas faire les choses sous la pression des autres, ou de ce qu’on pense « qu’il est bien de faire ».

On peut être introverti, et jouer parfois à l’extraverti

Souvent, quand je discute avec des personnes introverties qui jouent un rôle extraverti, elles sont parfois heureuses de jouer ce rôle, et parfois elles sentent que ce rôle les épuise. Et elles rêveraient de lâcher un peu prise, plus profiter du calme…

Mais quand elles essaient d’être plus tranquille, de prendre du temps pour soi calmement, de se dire « je suis introverti – je devrais respecter mes besoins »… elles ont tendance à culpabiliser, voire à ne pas savoir faire… comme si elles étaient en train de rater quelque chose parce qu’on n’était pas dans l’action, pas avec les autres, pas en train de parler…

Le truc, c’est qu’on vit dans un monde où les valeurs extraverties nous influencent depuis tout petit.

Que vous soyez un peu introverti(e) ou très introverti(e), vous avez très probablement tendance à être (ou tenter d’être) plus extraverti(e) que vous ne l’êtes réellement.

Et à ne pas savoir écouter les besoins de votre part introvertie.

Le plus important finalement, c’est de prendre conscience de la part introvertie de votre tempérament que vous avez peut-être tendance à ne pas écouter. Votre être introverti intérieur, qui demande à être parfois chouchouté, écouté.

On peut avoir tendance à ne pas écouter cet être introverti : parce qu’il ne correspond pas à l’idéal que l’on se fait d’une personne « bien ». Et pourtant, cet être introverti en vous est important.

Il est une part entière de notre personne. Et il a des besoins.

Ces besoins, s’ils ne sont pas écoutés pendant des années, peuvent devenir des poids, et vous faire ressentir un réel malaise.

 

Le truc, c’est d’apprendre à connaître ces besoins introvertis.

(pas facile quand on les a toujours boudés).

A écouter ces besoins. Et à les remettre au centre de votre vie. En équilibre avec la part parfois plus extravertie de votre tempérament.

C’est aussi apprendre à communiquer de manière plus tranquille. On n’est pas obligé de communiquer tout le temps avec notre part extravertie. On peut être introverti tout en étant en contact avec les autres : communiquer, en utilisant la part plus calme, plus à l’écoute, plus réfléchie… qui est en vous.

Trouver cet équilibre, c’est que je vous aide à faire dans la newsletter quotidienne (plus d’infos dans l’encadré ci-dessous).