Les humeurs du lundi : dur dur d’être un papa introverti !

Papa introvertiUn petit billet aujourd’hui, pour crier le bonheur d’être père, et surtout le bonheur d’être une semaine sans ses enfants !

Les enfants, quand on est introverti, pas facile tous les jours ! Pour ceux qui sont parents, je n’ai probablement pas d’explications à donner.

 

Alors pour ceux qui ne le sont pas (et ceux qui le sont mais veulent m’accompagner dans ma souffrance) : imaginez un peu…

Il est 6h30, un dimanche matin.
Soudain, une petite voix dans la chambre d’à côté : “maman !”. C’est une petite voix à peine audible, et comme c’est maman qu’il a appelé, vous faites semblant de ne pas l’avoir entendu. Mais devant le manque de réactions, dix à quinze secondes plus tard, il réitère sa demande. Cette fois-ci le ton monte. Ce n’est plus une petite voix inaudible, mais bien un cri capable de réveiller le voisin. Mais maman ne bouge toujours pas. C’est là qu’il change de stratégie : “paaaapaaaaaaa !”. Voilà, vous savez que vous ne vous rendormirez pas. Résigné, vous vous levez.

A peine arrivé dans le salon avec votre fils, ça commence. “tu peux m’allumer la télé ?”, “je voudrais mon biberon”. Vous lui donnez son biberon et vous réjouissez qu’il se passe de vous pendant quelques temps, absorbé par la télé. Mais à peine le biberon terminé : “papa, j’ai une idée : et si on jouait aux LEGO ?”. Vous vous dites : “mais oui mon chéri, quelle bonne idée de jouer aux LEGO à 6h45 un dimanche matin !”. Mais comme vous n’avez pas le cœur à entrer dans un conflit majeur en cette heure matinale, vous acceptez.

La journée passe ainsi, d’activités en activités, jeux divers, câlins, conversations… à un moment vous essayez de vous éclipser un peu dans votre chambre, pour vous balader un peu sur Internet (l’excuse facile pour s’isoler un peu). Mais au bout de cinq minutes, vous entendez : “maman ! j’ai fait une petite bêtise !”. Suivi d’un silence. Puis : “chéri ! Tu peux aller voir ce qu’il fait ? Je croyais que tu étais avec lui, je suis occupée là, je ne peux pas y aller…”. Votre moment de solitude se termine donc.

Vers vingt-et-une heure, votre fils décide enfin d’aller se coucher. Mais entre vingt-et-une heure et vingt-deux heures, vous rangez l’appartement, vous faites la vaisselle, votre fils vous rappelle trois fois. La première fois, il ne trouvait plus son nounours (vous passez alors cinq minutes à le chercher partout : il était sous son genou droit). La deuxième fois, il n’arrive pas à s’endormir (vous lui chantez donc de nouveau les trois chansons habituelles pour s’endormir). La troisième fois, il a peur (vous vous asseyez donc à côté de lui pendant un quart d’heure en attendant qu’il s’endorme).

Vers vingt-deux heures, tout heureux d’avoir enfin un petit moment de calme rien que pour vous, vous vous allongez dans votre lit avec un bon bouquin. Mais au bout d’un quart d’heure votre femme vous dit : “chéri, je me lève très tôt demain matin, tu peux éteindre la lumière ?”

Mais il est où mon moment de solitude pour ressourcer mes batteries d’introverti ?

Crédits photo : @ Gilzpics – Flickr