Crusoé était-il fou ?

Je suis en train de dévorer un livre passionnant en ce moment.

Le gars est allé s’isoler pendant 6 mois dans une cabane au fin fond de la Sibérie.

Et il décrit ses journées.

Une après une.

Dans la « solitude » des bois.

 

« Solitude » entre guillemets, car il y a les bêtes.

Et puis le vent.

Les livres.

Les activités quotidiennes comme couper du bois.

 

Il ne s’ennuie pas.

Au contraire : la vie semble n’avoir jamais été aussi riche,

Loin de la superficialité des relations qu’offrent la société normale.

 

De temps en temps, un « voisin » lui rend visite.

(tous ses « voisins » habitent à une journée de voyage de sa cabane).

 

Quand ils viennent, il y prend un plaisir intense.

Dans l’intimité de la cabane,

Il profite pleinement de ces relations de quelques heures,

Intenses.

Puis on se quitte.

 

Et on sait qu’on se reverra bientôt. D’ici quelques semaines.

Ou quelques mois.

Qu’importe.

 

Ce qu’on sait : c’est qu’on s’apprécie.

Et qu’on apprécie plus que tout la solitude.

Et que cette solitude ne porte aucune ombre sur notre amitié.

 

Je suis transporté dans ce monde de solitude en lisant ce livre…

… et je me pose des questions…

 

 

Cela me rappelle des moments de ma vie de pur bonheur.

Comme cette fois où j’étais parti 10 jours marcher seul dans les Alpes,

Hors des sentiers de grande randonnée,

Je dormais à la belle étoile à 2000m d’altitude,

Et décidais au jour le jour de ce que m’offrirait la journée suivante.

 

Cela me rappelle aussi que si j’ai des très bons amis,

Que j’aime voir de temps en temps,

J’aime passer des heures, des journées,

Dans le cocon de ma petite vie de famille,

Avec ma femme, mes enfants, et des moments seul pour moi.

 

Cela me rappelle que les meilleurs amis,

Ceux qui comptent plus que tout,

Sont ceux que l’on peut ne pas voir pendant des mois, parfois des années,

Pour se retrouver un jour et discuter comme si on s’était vu la veille.

 

Ce sont ceux qui, on le sait, seront toujours là pour nous.

Ceux qui peuvent se satisfaire de ne pas se voir pendant longtemps, parce qu’ils savent qu’un lien indestructible nous unit par la pensée…

… et que c’est ce lien qui compte, avant tout.

 

Faut-il vouloir être plus sociable ?

Etre plus à l’aise avec les autres ?

Faut-il avoir plein d’activités et les raconter, autour de la machine à café et sur les réseaux sociaux ?

Est-ce que tout cela contribue vraiment au bonheur personnel ?

 

Il y a une sorte d’hypocrisie autour de l’importance donnée au social…

Tant de gens, finalement, aiment rester seuls.

Et restent souvent seuls.

Même les plus extravertis.

 

Au moins de temps en temps.

Mais personne n’en parle… de ce bonheur de la solitude.

Comme si c’était un non-événement.

Quelque chose qui n’est pas digne d’être raconté.

 

Du coup, quand on aime rester BEAUCOUP seul,

On peut être tenté de culpabiliser.

Car il semble que ce ne soit pas normal.

 

Alors que c’est tellement dans la nature humaine…

 

On a l’impression qu’il faudrait etre avec les autres tout le temps pour etre quelqu’un de bien…

… dans la journée au travail à chaque pause,

… le soir

… pendant les vacances

 

Oser etre soi, et profiter pleinement de ce dont on a vraiment envie…

… c’est ça la liberté.

Liberté d’etre soi.

D’etre épanoui à sa maniere.

Cette liberté, il faut oser la prendre.

Oser s’avouer qu’on en a envie.

Et trouver les clés dans sa vie pour la pratiquer au quotidien sans arrière-pensées négatives…

 

Je vous laisse sur ces pensées rêveuses…

et vous propose tout plein de conseils pour vous libérer des chaines des « il faudrait que » et vous recentrer sur ce qui compte vraiment pour vous… dans ce guide gratuit.