Quand on vous parle d’anxiété sociale… les ravages que peuvent faire les étiquettes… 

Si on on vous dit anxieux social, ou atteint de phobie sociale. Ou timide. Ou encore asocial. Ou tant d’autres noms sur les maux que vous vivez. 

Ces mots sont prononcés par des psys, ou par des proches, des collègues… et vous, qui les entendez, les intégrez au plus profond de vous. 

Vous pensez alors bel et bien êtes « anxieux social ». Ou timide. Parfois même « anxieux social ». Comme si cela définissait qui vous êtes. Ce que vous pensez, ressentez, ce que vous êtes. 

L’anxiété sociale : ce n’est pas ce qui vous définit

Ces termes, ils sont importants. Il est important de comprendre que l’on vit une certaine difficulté, de comprendre ce qu’est cette difficulté. 

Quand on est timide, qu’on ressent de la peur de ce que pensent les autres, peur qui vous handicape dans nombre de situations de votre vie… le fait de mettre des mots sur ces maux, va vous aider à les comprendre, et c’est un premier pas très important pour en sortir. 

C’est pourquoi je rappelle si souvent dans mes newsletters la différence entre la timidité, et l’introversion. 

Bien apprendre à faire la part des choses entre ce qui est lié au tempérament naturel (l’introversion) : besoin de calme, tempérament réfléchi, intérieur, souvent sensible, empathique…

… et ce qui est lié à des peurs, des traumatismes (la timidité, l’anxiété sociale)… qui mène à une paralysie et un grand stress dans certaines situations sociales. 

Mais ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’on n’est pas timide ou anxieux social tout le temps. 

On l’est dans certaines situations, avec certaines personnes, dans certains lieux, dans certains moments fonctions de notre niveau d’énergie du moment. 

Ainsi : un introverti qui est épuisé socialement, qui a passé beaucoup de temps avec d’autres personnes, est plus fragile face à cette anxiété sociale. 

Il pourra plus facilement sombrer dans le stress, le doute, la peur de ce que les autres pensent de lui, tant qu’il est dans cet état de fatigue sociale. 

Pourtant, cet état d’anxiété sociale ne le définit pas comme un anxieux social. 

Le danger de ces termes de timidité, anxiété sociale, phobie sociale… c’est qu’ils peuvent vous ancrer en vous que vous êtes comme ça. 

On entend souvent des gens dire : « je suis atteint d’anxiété sociale ». 

Et alors ? Dit comme ça, tous les Humains de la terre pourraient le dire. Parce que ça touche tout le monde, dans certaines situations. 

Et quand vous ancrez ce type de termes en vous, vous avez tendance à fixer le problème. Au lieu d’essayer de le résoudre. 

Ce qu’il faut chercher à comprendre : c’est dans quelles situations. Pourquoi. Comment ça se manifeste, et pourquoi là et pas à un autre moment. 

C’est le premier pas pour se sentir mieux. 

Parce qu’alors, vous vous rendez compte qu’en fait ce problème n’est pas partout, pas tout le temps. En fait, vous êtes normal(e). Vous avez juste des difficultés dans certaines situations. Comme tant de gens finalement. 

C’est là que le thème de l’introversion est si intéressant, si important, pour les personnes introverties. 

Quand on est introverti, donc avec un tempérament plutôt calme, tourné vers l’intérieur, réfléchi, avec des besoins importants de solitude… on grandit souvent en se sentant en décalage avec les autres. Mal compris, mal accepté. Ce qui crée des traumatismes, et des peurs de ce que les autres pensent. 

L’anxiété sociale se développe ainsi petit à petit, dans certaines situations qui rappellent de mauvais souvenirs. 

Et en se mettant la pression pour être plus à l’aise, plus social, moins timide… on aggrave souvent les choses, parce qu’on se met une pression qui justement vous stresse. 

Comme disait une membre de la formation Introverti Epanoui récemment : 

« il faut apprendre à accepter son tempérament et son droit à être ainsi: c’est magique, d’un coup, l’anxiété disparaît (ou du moins commence déjà par diminuer). C’est là que la découverte de son introversion et la formation introverti épanoui sont capitales » 

L’idée : réapprendre à être vous. A accepter et comprendre votre manière de fonctionner, pour diminuer cette anxiété.

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